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2008-12-17Nouvelle
Communiqué de presse - À diffuser
largement
Refus du conseil municipal d'aider les banques
alimentaires
« Il faut apprendre au maire
Tremblay à épeler le mot URGENCE »
-Caroline Proulx-Trottier, vice-présidente du SEOM
Montréal, mardi 16 décembre 2008 – « Les travailleuses et les
travailleurs pauvres, les familles démunies, les enfants au ventre
vide de la grande région de Montréal n’ont surtout pas besoin d’une
réponse de technocrate à leurs besoins criants et urgents. Ils ont
besoin d’aide maintenant », a fait valoir Caroline Proulx-Trottier,
vice-présidente à la vie syndicale du Syndicat de l’enseignement de
l’Ouest de Montréal (SEOM) devant le refus du maire Tremblay et de
son parti de dégager une enveloppe à même les surplus de la
municipalité pour venir en aide aux banques alimentaires
pratiquement en rupture de stock.
« Il n’y a absolument aucune contradiction dans le fait de
renouveler l’entente sur la pauvreté avec Québec et dégager
immédiatement une aide pour les banques alimentaires qui doivent
répondre dès aujourd’hui aux besoins alimentaires grandissants
d’une population vulnérable », a ajouté Gaétan Châteauneuf,
président du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), se
disant littéralement renversé par l’attitude du maire de la
métropole.
« La lutte à la pauvreté n’a pas de juridiction. Tous les paliers
de gouvernements, tous les citoyens doivent apporter leur
contribution pour enrayer ce fléau » de souligner Michel Ducharme,
président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.
« Que le maire Tremblay aille servir des repas à l’Accueil Bonneau
le 4 janvier, c’est tout à son honneur, mais son invitation aux
partis d’opposition à faire de même en opposant une fin de
non-recevoir à une demande d’aide des banques alimentaires démontre
bien le caractère symbolique qu’il confère à son action contre la
pauvreté. La pauvreté trouve un visage dans l’itinérance, certes,
mais elle se trouve également entre les quatre murs d’une cuisine
dans Hochelaga-Maisonneuve, le réfrigérateur vide devant des
enfants au ventre qui gargouille », a repris Michel Ducharme.
« Doit-on rappeler à Gérald Tremblay qu’on retrouve de plus en plus
de travailleurs et de travailleuses qui travaillent au salaire
minimum et qui fréquentent assidûment les banques alimentaires? »,
ont conclu les représentants du Comité intersyndical du Montréal
métropolitain (CIMM).
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Source : Comité intersyndical du Montréal métropolitain (CIMM)
Le CIMM représente plus de 400 000 travailleuses et travailleurs
syndiqués de la grande région de Montréal. Il est composé des
organisations suivantes : Conseil régional FTQ Montréal
métropolitain (FTQ), Conseil central du Montréal métropolitain
(CSN), Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Alliance des
professeures et professeurs de Montréal (FAE), Syndicat de la
fonction publique du Québec (SFPQ), Syndicat des professionnelles
et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ); Syndicat de
l’enseignement de la région de Laval (FAE), Syndicat de
l’enseignement de l’Ouest de Montréal (FAE), Syndicat de
l’enseignement de Champlain (CSQ).
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